j’ai fermé les oreilles aux dires mensongers d’un homme qui te ressemblait comme un frère…

J’ai détourné les yeux, j’ai dit à mon coeur : il faut te cloîtrer…j’ai dit à mon corps: arrête de frissonner…

j’ai demandé à l’homme qui te ressemble tant, de se taire, simplement de se taire…

Mais je ne lui ai pas dit que tu étais mes matins clairs,

le vent d’avril tendre et taquin qui m’apporte les echos de la vie d’à côté

La giboulée d’eau tiède qui crépite et bleuit les ardoises ..

Non, je ne lui ai pas dit non plus que tu m’as appris à aimer la couleur de tes yeux……..

que je te cherche désolée, au sépulcre de ma vie

que je voulais monter, l’un dans l’autre fort, très fort serrés, à travers l’arc en ciel d’un ciel rougeoyant à l’heure qui sonne la fin des heures…

Euridyce a oublié … Orphée a oublié…..

je ne regarde plus les ardoises bleuies, l’eau qui s’écoule pressée à travers les rigoles…

Les pétales s’égouttent dans les jardins silencieux,

le chant étonné de l’oiseau pépie le retour à la vie, mais sans toi et moi…

Où es-tu? Est-ce que je t’ai révé??

Oui, voilà, je t’ai rêvé.

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